Géothermie

Géothermie : centrale géothermique

Grâce à sa source géothermale, Chelles possède sa propre centrale géothermique et son unité de cogénération. Chelles a aussi été la première ville en France à expérimenter la pile à combustible.

géothermie à chellesLa raison d’être de ces installations : fournir chaleur et eau chaude sanitaire à plus de 4000 logements.
Dans le sous-sol chellois se trouve une nappe phréatique avec une température aux alentours de 70°C. Un forage à 1800 m de profondeur permet à l’eau, sous pression dans la nappe, de jaillir naturellement.

Après utilisation dans la centrale géothermique, l’eau, refroidie, retourne par un second puits vers son milieu naturel. Ce principe permet de maintenir l’équilibre hydrogéologique de la réserve d’eau chaude et illustre l’attitude globale qui vise à ne pas épuiser les sources de l’énergie. 

Le réseau

Souhaitant profiter de cette ressource naturelle, la commune a commencé en 1984  à exploiter cette source d’eau thermale en source d’énergie pour le chauffage des logements. Au départ, la création et le développement étaient confiés au Syndicat Mixte de Géothermie.

En 1994, Chelles Chaleur est créé pour gérer le réseau de géothermie. La politique de développement se poursuit actuellement puisque le Syndicat et Chelles Chaleur ont adopté un schéma directeur visant à étendre le réseau de distribution  et à réaliser des travaux sur les équipements de production comme sur le réseau. Ce programme est cofinancé par le Syndicat, Chelles Chaleur, la région Ile-de-France, l’Ademe et l’Union Européenne FEDER 2007-2013.

Le réseau livre de l’énergie à 38 sous-stations aux pieds des immeubles équipés , qui transforment l’eau chaude arrivant de la centrale à 90 degrés, en eau chaude de chauffage et sanitaire. Confort, sécurité par rapport au gaz et économies sont les atouts de ce réseau chellois de chaleur, sans oublier la plus-value environnementale !

De nouveaux raccordements

géothermie à chelles : plan sur un géothermicienEn décembre 2010, d’importants travaux d’entretien du puits géothermique ont été entrepris.
Au 1er janvier 2011, 4.422 équivalents logements  (un équivalent logement = 65 m2)  étaient raccordés au réseau.

Parmi les raccordements les plus récents, on peut citer pour l’année 2009,  le siège de la communauté d’agglomération Marne et Chantereine, les résidences Cressonnières A et B, la résidence Moulin de l’Ilette et pour l’année 2010, la résidence étudiante.
D’autres sont en cours, il s’agit de la résidence Marne et Chantereine Habitat de la rue Auguste Meunier et la Chocolaterie rue Gustave Nast.

 

Le nouveau puits de géothermie

géothermie à chelles : plan sur l'intérieur de la centraleCe nouveau doublet de géothermie (puits producteur et puits injecteur)  , a été foré dans le cadre du programme de développement des moyens de production du réseau de chaleur urbain de la ville de Chelles engagé par le Syndicat Mixte de la Géothermie de Chelles et Chelles Chaleur. Il a pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre  sur la commune de Chelles et permettre aux usagers du réseau de Chelles Chaleur de bénéficier d’une couverture de leurs besoins de chaleur à plus de 50% par l’énergie renouvelable  géothermique.

Ces travaux a été réalisés avec le concours financier de la Région Ile-de-France  à hauteur de 1 578 000€, soit 8.90% du montant global et de l’ADEME  (l‘Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) à hauteur de 1 467 463 €, soit 8.28% du montant global.

Les travaux de forage respectent l’arrêté inter-préfectoral n° 2012/DCSE/M/013  autorisant à rechercher un gîte géothermique et à réaliser des travaux miniers sur la commune de Chelles. Cet arrêté inter-préfectoral est téléchargeable en cliquant ici  . 

 

Le doublet géothermique de Chelles

Géothermie : vue d'un géothermicienAvec environ 11 km de canalisations, le réseau de chaleur de Chelles livre annuellement plus de 50 000 MWh de chaleur, ce qui correspond aux besoins de 5 000 équivalents logements. Le nouveau doublet ( forage double de production et de réinjection), foré entre le mois de décembre et le mois d’avril, a eu une répercussion positive sur la facture des abonnés qui a, en moyenne, baissé de 6% depuis le 1er juin.

Les enjeux sont aussi écologiques puisque le nouveau doublet de géothermie, mis en place dans le cadre du programme de développement des moyens de production du réseau de chaleur urbain de la ville de Chelles (77) engagé par le Syndicat Mixte de la Géothermie de Chelles (SMGC) et Chelles Chaleur, va permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre sur la commune (économies de 11 000 tonnes de CO2 par an) et permettre aux usagers du réseau de bénéficier d’une couverture de leurs besoins de chaleur à plus de 50% par l’énergie renouvelable géothermique.

Le doublet géothermique en quelques chiffres :

  • 69°  : température naturelle de l’eau puisée par le puits
  • 300  mètres cube par heure : débit attendu du doublet
  • 1 700  mètres : profondeur du Dogger
  • 11 000  : tonnes de CO2 évitées par an
  • 8,7  MW de puissance

Le développement du réseau va se poursuivre avec plusieurs objectifs :

  • Répondre aux besoins de 7 500 équivalent logements soit 1 chellois sur 4
  • Maîtriser les prix de vente de l’énergie aux abonnés
  • Réduire toujours plus les émissions de gaz à effet de serre
  • Classer le réseau chaleur de Chelles au Grenelle de l’environnement

Ces travaux ont été réalisés avec le concours financier de la Région Ile-de-France à hauteur de 1 578 000€, soit 8.90% du montant global et de l’ADEME (l‘Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) à hauteur de 1 467 463€, soit 8.28% du montant global.

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